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Alors que le gouvernement vient de suspendre très provisoirement les
autorisations de recherche sur les gaz et huiles de schiste en raison de la
mobilisation des écologistes et de la population face aux risques posées par
les technologies d'exploration et d'extraction (forages horizontaux avec
fracturation hydraulique), le Conseil des Ministres du 19 janvier a approuvé
une ordonnance portant codification de la partie législative du code minier
en vue de « moderniser et simplifier les dispositions applicables aux
exploitations minières en veillant à leur intégration dans l’environnement
». Cette ordonnance prise sur la base de l'article 38 de la Constitution a
été signée sans délai et publiée au Journal Officiel.
Malgré les discours rassurants, l’analyse de ce texte montre en réalité que la France a décidé de brader le sous-sol et ses ressources en simplifiant les procédures et sans prendre les garanties qui s’imposent.
Cette ordonnance, signée du Président de la République, du Premier Ministre, du Ministre de l’Economie, du Ministre chargé de l’Industrie, du Ministre de l’Intérieur et du Ministre de l’Ecologie(!) simplifie la vie des
prospecteurs et exploitants des hydrocarbures non conventionnels mais aussi celle de ceux qui voudront stocker le carbone ou exploiter les ressources sous-marines sans se soucier de l’alerte lancée par les écologistes, notamment par CAP21 (www.deleaudanslegaz.com) dès début décembre.
Ce texte qui devrait être soumis pour ratification au législateur est en parfaite contradiction avec les engagements internationaux de la France, ses
engagements communautaires et ne respecte pas la charte de l’environnement adossée à la Constitution : pas d’enquête publique ou de concertation pour les permis de recherche, passage quasi-automatique du permis de recherche à l’autorisation d’exploitation, documents de prospection non communicables au public pendant 20 ans pour les hydrocarbures, prolongations des autorisations de recherche pendant 10 ans sans mise en concurrence (2
renouvellements de 5 ans), pas de garanties financières pour les
autorisations existantes avant 2014, absence de sanction en cas de dommages
à l’environnement ou de non respect des autorisations administratives lors
de l’exploration, facilités à entrer et occuper le terrain d’autrui.
Ainsi, par le biais des permis de recherche qui ne sont soumis à aucune concertation et aucune enquête publique, des régions entières pourraient se voir bouleversées dans leur mode de vie, dans leur environnement, dans le droit des propriétaires et des habitants en général.
Ne soyons pas naïfs. La fracturation hydraulique a déjà commencé en France. Des sociétés comme Toréador (dont un vice-président n’est autre que le demi-frère de Patrick Balkany) l’ont déjà utilisé sur notre territoire et s’apprêtent à le faire dans l’Aisne ou en Seine et Marne.
Les mouvements de capitaux sont importants pour conquérir ce nouvel eldorado énergétique, les industriels s’organisent, préparent la riposte, Total « s’agace »….
C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’engager un recours devant le Conseil d’Etat pour attaquer l’ordonnance. Nous demandons au gouvernement de reprendre cette réforme du Code Minier qui brade notre territoire et nos ressources et dans tous les cas de la soumettre au débat et au vote parlementaire.
Corinne LEPAGE Présidente de CAP21
Eric DELHAYE Président délégué de CAP21
En savoir plus, sur le site deleaudanslegaz.com |
 La grande chaîne humaine organisée par le Réseau Sortir du Nucléaire et à laquelle CAP21 s'associait a connu un vif succès.
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Sur un point clef de la réforme de la politique agricole commune, le verdissement, le Parlement a été incapable aujourd'hui de dégager une majorité sur aucun des amendements des différents groupes politiques. lire la suite |
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A l'heure où l'on recherche des solutions pour réduire le chômage, à l'heure où l'on veut réduire le déficit de la balance commerciale, à l'heure où l'on discute du bienfait du développement durable, il serait temps de donner un coup de pouce à la filière bois.
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Réseau "Sortir du nucléaire" Fédération de 950 associations et 58 000 personnes Agréée pour la protection de l'environnement
Communiqué de presse commun - 28 février 2013
Le 9 mars 2013, deux ans après le déclenchement de la catastrophe de Fukushima, des dizaines de milliers de citoyens-ne-s formeront une chaîne humaine d’un bout à l’autre de Paris, encerclant les lieux où se prennent les décisions sur le nucléaire.
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publié le 28 février 2013
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La réforme du statut du Chef de l'Etat, du Conseil Supérieur de la Magistrature, de la suppression de la Cour de Justice de la République et la remise en cause du statut de membres de droit du Conseil Constitutionnel était pour, CAP21 , une réforme attendue par les Français qui souhaitaient mettre fin à certains statuts particuliers non justifiés ou renforcer l'indépendance de la Magistrature pour améliorer la démocratie et les institutions politiques.
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publié le 27 février 2013
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« Après toutes ces années de débat, il est scandaleux que la France ait permis l’adoption d’une évaluation des risques des OGM au rabais » a déclaré Corinne Lepage. « Ce vote de la France est en complète contradiction avec les engagements du gouvernement d’améliorer l’évaluation des risques, et je n’ose croire (...) lire la suite |
publié le 26 février 2013
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Législative 2012
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